Le statut de la femme dans la société tunisienne
Dans les pays où l’islam est la religion de l’état, un courant de pensée se développa au lendemain de leur indépendance pour affirmer que l’islam ne rime pas forcement avec archaïsme et sous-développement. Et c’est ainsi que quelques pays musulmans optaient à des degrés différents, pour la modernité en adoptant une politique soucieuse du respect des droits de l’homme et des principes universels.
Or, le pays de référence semble être la Tunisie et l’on ne trouvera pas mieux pour illustrer nos propos que de parler des droits de la femme. En effet, celle-ci occupe depuis des décennies une place de choix au sein de la famille mais également et surtout dans la société.
Au sein de la famille d’abord car soucieux de rompre avec un passé peu glorieux où la femme était soumise et gardée au foyer, le législateur tunisien n’a pas manqué de courage ni d’inspiration pour faire d’elle un membre actif et influent de la société et un partenaire à part entière. Dans ce cadre, la lecture du code du statut personnel promulgué depuis un demi-siècle (le 13 août 1956) est édifiante à plus d’un titre et l’importance des mesures prises n’est plus à démontrer.
Aussi, ne doit on pas s’étonner que la femme tunisienne, devenue légale de l’homme, soit traitée avec égard et considération et fasse prévaloir ses droits sans complexe ni discrimination.
D’ailleurs, la réforme, pluridimensionnelle, est d’une ampleur telle qu’elle déborde le cadre de notre publication. Ainsi, doit-on limiter nos commentaires à certains aspects que nous croyons plus révélateurs que d’autres :
-la scolarisation obligatoire a consacré l’égalité des chances et permis aux filles, au même titre que les garçons, de faire des études, d’intégrer l’université et de choisir librement la profession qu’elles désirent exercer.
-Les mariages forcés n’étant plus qu’un mauvais souvenir, la liberté de se marier avec la personne de son choix est désormais consacrée par la loi qui, tout en exigeant un consentement éclairé, fixe l’âge minimum pour la femme à 17 ans : article 5 du code du statut personnel.
-L’égalité des époux étant depuis consacrée par loi, ceux-ci assurent désormais ensemble la direction morale et matérielle de la famille et pourvoient à l’éduction des enfants, toute décision ayant trait à ces sujets doit être prise par les deux époux : article 23 du code précité, et le mari ne dispose désormais d’aucun pouvoir d’administration sur les biens propres de sa femme : article 24 du même code.
Dans le même ordre d’idées, la polygamie est interdite : article18 du C.S.P. Cette interdiction a fait couler beaucoup d’encre et opposé conservateurs et progressistes. Elle a également suscité des réactions hostiles et des manœuvres frauduleuses de la part d’époux soucieux de conserver leurs privilèges. Ce qui a amené le législateur à réviser plusieurs fois les textes en vigueur et ce dans le sens de la sévérité. Par ailleurs, le divorce, que seul le tribunal de première instance peut prononcer, est venu supplanter la vieille et triste institution qu’est la répudiation : article 30 du même code.
-Se devant enfin de sauvegarder la dignité la femme divorcée, le législateur a pris soin de lui assurer les moyens de mener une vie décente et ce en obligeant le mari qui demandé le divorce abusif de lui verser en sus de la pension alimentaire une indemnité sous forme de capital ou de rente viagère le choix de la femme (article 31 C.S.P).
-Concernant ensuite la place que la femme occupe dans la société, les lois en vigueur lui permettant de jouer pleinement son rôle .En effet, grâce à sa capacité d’influencer le cours des évènements et son aptitude à accompagner les mutations sociales, la femme a réussi à s’imposer et à accéder à toutes les fonctions surtout que le mouvement d’émancipation de la femme du début du 20ème siècle est bien ancré dans les faits et les esprits. C’est ce qui explique que la femme ait pu contribuer avantageusement et de façon efficace aux avancées que l’on connaît et qui font la fierté du système social tunisien.
Et si cela mérite d’être relevé et souligné c’est parce qu’il constitue indéniablement un témoignage devant être mis à d’actif de la femme tunisienne qui a su vaincre les résistances et réussi à déjouer les plus redoutables tentatives de marginalisation. Mais c’est aussi un juste motif de satisfaction : la quasi-totalité des professions se sont féminisées, est celles qui étaient jusqu’alors strictement réservées aux hommes lui sont désormais ouvertes. Et l’on trouvera sans peine des femmes à tous les échelons de l’administration et dans tous les secteurs d’activité du chauffeur de taxi au ministre en passant par l’agent de police ou la femme médecin.
En somme, la femme tunisienne a réussi, au fil des décennies et au prix de certains sacrifices, à se faire une place et à forcer l’admiration. Certains trouvent même qu’elle est trop ambitieuse et qu’elle empiète sévèrement sur le terrain réservé aux hommes. On parle parfois de bras de fer, et cette opposition ne manque pas d’influer positivement sur l’évolution de la société tunisienne.
Hind
Rapport de stage … Enfin presque
(Si l’inspiration vous manque lors de la rédaction de votre rapport de stage lisez ce texte, c’est un extrait d’un rapport de stage ouvrier rendu à l’ENSTP… régalez vous…)
Comme d’habitude le début n’est jamais facile…
Pour faire prétentieux, je pourrais dire que l’angoisse de la page blanche me saisit, mais à vrai dire ça ressemble à l’ennui, d’ailleurs je commence à avoir l’habitude de ce sentiment. Ce stade pratiquement dépassé, je bute sur mon incapacité d’écrire quoi que ce soit d’original. Revient la crainte de s’aventurer dans les réflexions rituelles aussi absurdes que stériles, sur « le sens de la vie », l’absurdité de la guerre et la place de Johnny Hallyday dans le paysage médiatique français. Je me vois mal me prendre au sérieux. Le second degré, c’est ce qui me permet de respecter mes conneries et celles des autres.
A vrai dire, j’ai aussi souvent la bonne idée que d’épargner les gens mes conneries. Je pense d’ailleurs que beaucoup de gens devraient faire de même, ça nous aurait probablement épargné les péripéties de la quête spirituelle de Madonna, ou les réflexions de Laurie contre la guerre et le Sida.
[…]Il n’y a rien de plus vicieux ni de plus pervers que de se mettre en scène. L’écriture pourrait avoir cette fâcheuse tendance de déformer les idées, en tout cas surtout pour quelqu’un pour qui la langue de Molière n’a jusqu’à récemment que très rarement quitté les manuels scolaires. Il n’y a pas pire pour un jeune que de trop se prendre au sérieux, ou pire d’avoir l’impression de connaître ce qu’il veut. Ceux qui savent ce qu’ils veulent, s’engagent dans l’armée à 20 ans.
L’écriture peut facilement intégrer l’art de se compliquer la vie, un art dans lequel j’excelle.
[…]Ce qui complique les choses d’autant plus avec l’écriture, c’est la peur constante d’être soudain pris au sérieux ; ou d’une autre manière la peur de perdre le contrôle de ce qu’on écrit. A mon sens, être pris au sérieux là où on ne s’y attendait pas est de loin plus préjudiciable de ne pas l’être là où on aimerait bien que ça soit le cas.
J’ai eu jusqu’à cet instant la chance de ne pas me prendre au sérieux, relativiser ce à quoi les déambulations ont pu me mener, et essayer de déceler la part de l’héritage, des influences extérieures, de l’état d’esprit…
(Je viens de relire la phrase que j’ai écrite deux lignes au dessus… je n’en reviens pas…)
[…]Il m’est arrivé de penser à écrire des choses plus ou moins engagées… J’ai toujours eu la bonne idée d’y renoncer. Je pense que je fais partie d’une certaine catégorie à l’engagement suspect.
L’autre jour, Mr. XYY disait: «Les débats auxquels j’assiste m’écoeurent. Je me vois pris au piège des discours fleuves qui ne font qu’alimenter les marécages d’une pensée ankylosée, sur fond d’hypocrisie et sous forme de figures pompeuses de langage. »
L’héritage de l’européen civilisateur « sûr de lui et dominateur » est toujours aussi présent. Le problème c’est quand le connard basique de base gavé au « Loft story » et à « à prendre ou à laisser » se met à se venter.
Les perpétuels clichés ne peuvent quitter l’arabe musulman qui après avoir été méprisé et rejeté, est souvent craint et tout aussi méprisé.
J’ai peur de la langue, j’ai peur de ne pas maîtriser assez bien cette chose qui indiscutablement est l’un des plus redoutables outils du pouvoir…
Oh !la vieille feinte…
Le Parisien
Pizza Story…

Il arrive à chacun de nous de prendre une Pizza quelquefois avec des amis, vous savez, ce sympathique rond de pâte garnie, fameux emblème de la restauration rapide, si chère au coeur rabougri des sociétés qui ne disposent plus de leur temps… De fait, où en est le Fast-Feedin’ Tunisien?… Déjà, peut-on parler de phénomène Fast-food en Tunisie… Certes, en Société en voie de Modernisation qui se respecte, notre Verte s’est attifée de cette tendance… Transformant certains restaurants à la carte, usités et démodés, en Temples de Pizzas Party.. (eh oui, ça coûte cher de refaire l’infrastructure gastronomique, alors on fait avec ce qu’on a, en bons débrouillards)… Alors, quand vous allez Rue de Marseille… à Tunis… et que vous franchissez la porte d’un Fast-food attitré.. Vous vous retrouvez face à d’élégantes tables en nappes, marbrées.. ou avec d’exquises fissures de bois naturel… Vous vous réjouissez d’ores et déjà du plaisir qui attend vos papilles (bien sûr si vous êtes un pizzovaure saladophobe comme il se doit..).. Vous vous dirigez vers la caisse … patientez dans la file.. ce n’est pas grave d’attendre un peu.. ça prouve au moins le succès des lieux… Votre tour arrive enfin… “Pizza thon fromage, siouplait..” “Vous voulez dire Pizza Neptune??” .. ah parce qu’il y en a plusieurs? Bon … c’est bien qu’ils aient un éventail de choix… revenir à la description de plats, s’assurer que c’est bien la Neptune qu’on veut… puis vous payez, et vous avez enfin votre ticket en main… Enfin?.. enfin bon… ce n’est pas fini… vous vous dirigez vers le magicien qui sort des ronds de pâte sanglante de son four.. et lui posez le ticket sous le nez avec le sourire.. il vous regarde d’un air absent, attrape le ticket pour le mettre à côté, et continue son rituel de pétrissage, aplatissage, enfournissage, garnissage… et alors que vous êtes seul à faire le guet devant son antre, les pizzas n’en finissent pas de sortir, et vous ne voyez pas l’ombre de la votre… “Excusez-moi, c’est pour bientôt?”… “c’est quoi déjà votre commande?”… Heureusement que vous n’aviez pas commandé de choucroute aux sushi… Allons bon, ce n’est pas grave, après tout, c’est du Fast-food, et non du Fast Cook.. Vous l’avez enfin en main, votre plat fumant.. Vous vous installez avec votre compagnie, et bons vivants, vous vous lancez dans des conversations croisées, animées, qui sentent bon la Méditerranée… Ce qui pousse le goût de carton plastifié dans votre bouche en deuxième plan… Vous ne le remarquez même pas, et vous avez envie de prolonger ces moments de convivialité.. quand soudain, surgie de nulle part… une silhouette à rayures et à noeud papillon, surmonté d’un sourire contraint, se met à ramasser les vestiges du défunt festin… Et vous n’osez pas lui dire que vous n’aviez pas encore terminé.. vous le regardez emporter votre assiette à moitié pleine.. Et vous avez brusquement l’impression d’être congédié, d’avoir épuisé le temps qui vous était imparti, et vous songez soudain au Speed-dating, aux entretiens chronométrés, aux délais de remise, au temps qui file, file, file…. Et vous dites Stop! Vous entraînez vos amis dehors, les invitez à un dernier verre… de thé vert… chez vous, bien au chaud, bien loin des contraintes de temps, du stress de j’y-arriverai-pas-à-temps, je-n’ai-plus-de-temps, il-se-fait-temps…
Et la prochaine fois, invitez-les donc à un plat de couscous bien fumant, le dimanche…
Lil’ Mystery
Une Leçon de morale
Cette scène a réellement eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres. Une femme blanche, d’environ cinquante ans, s’assied à côté d’un monsieur noir. Visiblement perturbée, elle appelle l’hôtesse de l’air. L’hôtesse : Quel est votre problème, Madame? La femme blanche : Mais vous ne le voyez donc pas? Vous m’avez placée à côte d’un noir. Je ne supporte pas de rester à côte d’un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège, s’il vous plaît!! L’hôtesse : Calmez-vous madame, presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s’il y a une place disponible. L’hôtesse s’éloigne et revient quelques minutes plus tard: Madame, comme je le pensais, il n’y a plus aucune place libre dans la classe économique. J’ai parlé au commandant et il m’a confirmé qu’il n’y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe. Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l’hôtesse de l’air continue : Il est tout à fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s’asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu’il serait scandaleux d’obliger quelqu’un à s’asseoir à côte d’une personne aussi répugnante. L’hôtesse se tourne vers le monsieur noir et lui dit “Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège vous attend en première classe”. Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent…
Recueilli par Chamseddine AROUA
Hello world!
Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!

