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Rapport de stage … Enfin presque

(Si l’inspiration vous manque lors de la rédaction de votre rapport de stage lisez ce texte, c’est un extrait d’un rapport de stage ouvrier rendu à l’ENSTP… régalez vous…)

Comme d’habitude le début n’est jamais facile…

Pour faire prétentieux, je pourrais dire que l’angoisse de la page blanche me saisit, mais à vrai dire ça ressemble à l’ennui, d’ailleurs je commence à avoir l’habitude de ce sentiment. Ce stade pratiquement dépassé, je bute sur mon incapacité d’écrire quoi que ce soit d’original. Revient la crainte de s’aventurer dans les réflexions rituelles aussi absurdes que stériles, sur « le sens de la vie », l’absurdité de la guerre et la place de Johnny Hallyday dans le paysage médiatique français. Je me vois mal me prendre au sérieux. Le second degré, c’est ce qui me permet de respecter mes conneries et celles des autres.

A vrai dire, j’ai aussi souvent la bonne idée que d’épargner les gens mes conneries. Je pense d’ailleurs que beaucoup de gens devraient faire de même, ça nous aurait probablement épargné les péripéties de la quête spirituelle de Madonna, ou les réflexions de Laurie contre la guerre et le Sida.

[…]Il n’y a rien de plus vicieux ni de plus pervers que de se mettre en scène. L’écriture pourrait avoir cette fâcheuse tendance de déformer les idées, en tout cas surtout pour quelqu’un pour qui la langue de Molière n’a jusqu’à récemment que très rarement quitté les manuels scolaires. Il n’y a pas pire pour un jeune que de trop se prendre au sérieux, ou pire d’avoir l’impression de connaître ce qu’il veut. Ceux qui savent ce qu’ils veulent, s’engagent dans l’armée à 20 ans.

L’écriture peut facilement intégrer l’art de se compliquer la vie, un art dans lequel j’excelle.

[…]Ce qui complique les choses d’autant plus avec l’écriture, c’est la peur constante d’être soudain pris au sérieux ; ou d’une autre manière la peur de perdre le contrôle de ce qu’on écrit. A mon sens, être pris au sérieux là où on ne s’y attendait pas est de loin plus préjudiciable de ne pas l’être là où on aimerait bien que ça soit le cas.

J’ai eu jusqu’à cet instant la chance de ne pas me prendre au sérieux, relativiser ce à quoi les déambulations ont pu me mener, et essayer de déceler la part de l’héritage, des influences extérieures, de l’état d’esprit…

(Je viens de relire la phrase que j’ai écrite deux lignes au dessus… je n’en reviens pas…)

[…]Il m’est arrivé de penser à écrire des choses plus ou moins engagées… J’ai toujours eu la bonne idée d’y renoncer. Je pense que je fais partie d’une certaine catégorie à l’engagement suspect.

L’autre jour, Mr. XYY disait: «Les débats auxquels j’assiste m’écoeurent. Je me vois pris au piège des discours fleuves qui ne font qu’alimenter les marécages d’une pensée ankylosée, sur fond d’hypocrisie et sous forme de figures pompeuses de langage. »

L’héritage de l’européen civilisateur « sûr de lui et dominateur » est toujours aussi présent. Le problème c’est quand le connard basique de base gavé au « Loft story » et à « à prendre ou à laisser » se met à se venter.

Les perpétuels clichés ne peuvent quitter l’arabe musulman qui après avoir été méprisé et rejeté, est souvent craint et tout aussi méprisé.

J’ai peur de la langue, j’ai peur de ne pas maîtriser assez bien cette chose qui indiscutablement est l’un des plus redoutables outils du pouvoir…

Oh !la vieille feinte…

Le Parisien

septembre 9, 2006 Posté par khomsa | Evasion, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Pizza Story…

Il arrive à chacun de nous de prendre une Pizza quelquefois avec des amis, vous savez, ce sympathique rond de pâte garnie, fameux emblème de la restauration rapide, si chère au coeur rabougri des sociétés qui ne disposent plus de leur temps… De fait, où en est le Fast-Feedin’ Tunisien?… Déjà, peut-on parler de phénomène Fast-food en Tunisie… Certes, en Société en voie de Modernisation qui se respecte, notre Verte s’est attifée de cette tendance… Transformant certains restaurants à la carte, usités et démodés, en Temples de Pizzas Party.. (eh oui, ça coûte cher de refaire l’infrastructure gastronomique, alors on fait avec ce qu’on a, en bons débrouillards)… Alors, quand vous allez Rue de Marseille… à Tunis… et que vous franchissez la porte d’un Fast-food attitré.. Vous vous retrouvez face à d’élégantes tables en nappes, marbrées.. ou avec d’exquises fissures de bois naturel… Vous vous réjouissez d’ores et déjà du plaisir qui attend vos papilles (bien sûr si vous êtes un pizzovaure saladophobe comme il se doit..).. Vous vous dirigez vers la caisse … patientez dans la file.. ce n’est pas grave d’attendre un peu.. ça prouve au moins le succès des lieux… Votre tour arrive enfin… “Pizza thon fromage, siouplait..” “Vous voulez dire Pizza Neptune??” .. ah parce qu’il y en a plusieurs? Bon … c’est bien qu’ils aient un éventail de choix… revenir à la description de plats, s’assurer que c’est bien la Neptune qu’on veut… puis vous payez, et vous avez enfin votre ticket en main… Enfin?.. enfin bon… ce n’est pas fini… vous vous dirigez vers le magicien qui sort des ronds de pâte sanglante de son four.. et lui posez le ticket sous le nez avec le sourire.. il vous regarde d’un air absent, attrape le ticket pour le mettre à côté, et continue son rituel de pétrissage, aplatissage, enfournissage, garnissage… et alors que vous êtes seul à faire le guet devant son antre, les pizzas n’en finissent pas de sortir, et vous ne voyez pas l’ombre de la votre… “Excusez-moi, c’est pour bientôt?”… “c’est quoi déjà votre commande?”… Heureusement que vous n’aviez pas commandé de choucroute aux sushi… Allons bon, ce n’est pas grave, après tout, c’est du Fast-food, et non du Fast Cook.. Vous l’avez enfin en main, votre plat fumant.. Vous vous installez avec votre compagnie, et bons vivants, vous vous lancez dans des conversations croisées, animées, qui sentent bon la Méditerranée… Ce qui pousse le goût de carton plastifié dans votre bouche en deuxième plan… Vous ne le remarquez même pas, et vous avez envie de prolonger ces moments de convivialité.. quand soudain, surgie de nulle part… une silhouette à rayures et à noeud papillon, surmonté d’un sourire contraint, se met à ramasser les vestiges du défunt festin… Et vous n’osez pas lui dire que vous n’aviez pas encore terminé.. vous le regardez emporter votre assiette à moitié pleine.. Et vous avez brusquement l’impression d’être congédié, d’avoir épuisé le temps qui vous était imparti, et vous songez soudain au Speed-dating, aux entretiens chronométrés, aux délais de remise, au temps qui file, file, file…. Et vous dites Stop! Vous entraînez vos amis dehors, les invitez à un dernier verre… de thé vert… chez vous, bien au chaud, bien loin des contraintes de temps, du stress de j’y-arriverai-pas-à-temps, je-n’ai-plus-de-temps, il-se-fait-temps…

Et la prochaine fois, invitez-les donc à un plat de couscous bien fumant, le dimanche…

Lil’ Mystery

septembre 9, 2006 Posté par khomsa | Evasion, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Wishes and achievements paradox

Humans are ambitious by nature. Their wishes are unlimited but in the meantime, their achievements are restricted and the gap between desire and acts is widening. So, why do wishes remain most of the time abstract ideas? Why don’t we keep our promises and disappoint people we love? Why do we let down our dreams? The answer could perhaps be summarised in two words EASY and DIFFICULT throught the poem below.

EASY ……. DIFFICULT

Easy is to judge the mistakes of others

Difficult is to recognize our own mistakes

Easy is to talk without thinking

Difficult is to refrain the tongue

Easy is to hurt someone who loves us.

Difficult is to heal the wound…

Easy is to set rules.

Difficult is to follow them…

Easy is to dream every night.

Difficult is to fight for a dream…

Easy is to show victory.

Difficult is to assume defeat with dignity…

Easy is to admire a full moon.

Difficult to see the other side…

Easy is to stumble with a stone.

Difficult is to get up…

Easy is to enjoy life every day.

Difficult to give its real value…

Easy is to promise something to someone.

Difficult is to fulfil that promise…

Easy is to say we love.

Difficult is to show it every day…

Easy is to criticize others.

Difficult is to improve oneself…

Easy is to make mistakes.

Difficult is to learn from them…

Easy is to weep for a lost love.

Difficult is to take care of it so not to lose it.

Easy is to think about improving.

Difficult is to stop thinking it and put it into action…

Easy is to think bad of others

Difficult is to give them the benefit of the doubt…

Dorsaf ELHOG

septembre 9, 2006 Posté par khomsa | Détente, Evasion | | Pas encore de commentaires