Identités meurtrières (Amin Maalouf)
Né au Liban, immigré puis installé en France depuis son jeune âge. Si on lui demande qui es-tu ? Amine Maalouf y répond par un livre. Le problème d’identité ou d’appartenance collective est un sujet qui nous a tous plus ou moins touché. Comment se définir soi-même ? A-t-on vraiment besoin d’une appartenance collective serait-elle nationale, idéologique, religieuse ou ethnique ? Si c’est le cas, jusqu’où en serait-on dépendant ? Pourquoi la première information qu’on demande sur une autre personne est son origine ? Ne pourrait-on pas définir les humains autrement ? Pourquoi a-t-on le reflex de concurrence entre ces appartenances ? Est-on toujours condamnés à ce désir de prévaloir une appartenance sur une autre? De prédominer l’autre ? Parfois même recourir à la violence ? Enfin des questions et des questions multiples qu’on s’est probablement posé un jour ou l’autre. Des questions auxquels on cherche des réponses, ce n’est peut-être pas le livre qui vous donnera toutes les réponses mais il représente une des réponses qu’on peut avoir. En d’autres termes une description des nouveaux enjeux de la civilisation. A lire et à relire.
Hamza
L’ami du défunt (Andreï Kourkov)
Un traducteur au chômage passe ses journées à engloutir des litres de vodka. La déprime l’a pris depuis quelque temps, et pour couronner le tout sa femme le trompe. Des idées de suicide lui trottent dans la tête, mais cette solution lui déplaît. Par contre, se faire assassiner, là c’est une autre histoire…, on s’intéresse à la victime, on passe de statut de vulgaire suicidaire au personnage mystérieux. Reste à commanditer son propre meurtre, rien de plus facile à Kiev où tueur à gages a fini par être un métier, un ami lui fait signer le contrat programmant sa mort et la mécanique est enclenchée. Seulement voilà, à la dernière minute, notre héros change d’avis. Et quand on a un tueur professionnel aux trousses il faut engager un second qui se chargera de supprimer le premier. En quelques lignes c’était l’histoire du roman, mais pour aller plus loin que l’histoire, l’auteur décrit les sentiments et la perception de la vie de son héro tout au long de cette aventure. Une aventure qui connaît des rebondissements, des découvertes de personnages, des changements d’états. L’héro du roman passe par différents états d’âme selon la période, les évènements, les personnes rencontrées.
Hamza TRIKI
La métamorphose (Franz Kafka)
Dans ce roman culte (eh oui ! lisez le !) aussi émouvant que mystérieux, un jeune homme, Gregor SAMSA se retrouve transformé en scarabée géant à son réveil un beau matin. C’est à ce moment là que commencent ses ennuis. Roman à premier abord amusant mais tragique au fond, qui laisse entrevoir des scènes et des sentiments de la propre vie de l’auteur. Car il faut voir, dans ce roman, plus que la métamorphose en elle-même : la complexité des relations humaines, et plus particulièrement à l’échelle de la famille. KAFKA déclare dans une lettre « Je les hais tous à tour de rôle », parlant de sa famille à un ami. Le scarabée trouve en effet un sort tragique (tout comme l’auteur lui-même tiens ! Serait-ce une prémonition ?
). Bouquin à lire…à votre libre interprétation. KAFKA naît à Prague le 3 juillet 1883. En 1908, après des études de droit, il occupe un emploi dans une compagnie d’assurances. Il commence son “Journal” en 1909 et publie son premier ouvrage en 1912 (Regards). En 1912, il rencontre une jeune berlinoise, Félice Bauer. Il écrit Le Verdict en 1912, La Métamorphose en 1913 et Le Procès en 1914. En 1917, il rompt définitivement sa liaison avec Félice Bauer. La même année, sa tuberculose est diagnostiquée. Rédaction de La lettre au père en 1919 suite à la rupture de ses fiançailles avec Julie Wohryzek. En 1920 il rencontre Milena Jesenska qui entreprend de traduire ses textes en tchèque. Rédaction du Château en 1922. En 1923, Kafka fait la connaissance de Dora Dymant qui sera sa dernière compagne. Ils s’installent à Berlin, où Kafka rédige plusieurs textes. En 1924, devant la dégradation de son état de santé Kafka est ramené à Prague, puis transporté dans un sanatorium près de Vienne. Il meurt le 3 juin 1924. Il est enterré à Prague.
Monia RKHAMI

